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Eurotunnel ouvert à la circulation de rames Siemens

13/10/10 à 17h41
Pascal Rossignol

Eurotunnel peut faire face à l'arrivée de nouveaux opérateurs et de nouveaux trains dans le tunnel sous la Manche et estime que les règles de sécurité de l'infrastructure doivent évoluer, a déclaré mercredi son PDG Jacques Gounon.
Le dirigeant a également indiqué que ses équipes testaient actuellement des trains fabriqués par le constructeur allemand Siemens.
La compagnie ferroviaire Eurostar, qui assure des liaisons commerciales entre Paris, Bruxelles et Londres depuis l'ouverture du tunnel sous la Manche en 1994, a annoncé le 7 octobre son intention d'acheter des rames à grande vitesse Siemens au détriment du fournisseur historique Alstom pour quelque 800 millions d'euros, une décision qui a provoqué la colère des pouvoirs publics français.
Le ministère de l'Ecologie français et le secrétariat d'Etat chargé des Transports ont notamment souligné que les trains Siemens ne respectaient pas les critères de sécurité en vigueur dans le tunnel.
"Nous pouvons gérer l'arrivée de nouveaux opérateurs et matériels tout en améliorant la sécurité de l'exploitation", a fait valoir Jacques Gounon au cours d'une conférence de presse.
"En tant qu'exploitant du tunnel, je suis dans l'approche de faire tester et homologuer différents systèmes de train", a-t-il ajouté.
La France a fait valoir que les trains proposés par Siemens n'étaient pas suffisamment longs et, surtout, que leur motorisation, répartie sur l'ensemble du train sous les wagons de voyageurs, posait des risques de sécurité incendie.
"Nous considérons que la 'motorisation répartie' doit être testée, c'est pour cette raison que nous allons mener des tests", a expliqué Jacques Gounon.
Une rame à grande vitesse Siemens est entrée dans le tunnel sous la Manche mercredi et un autre essai, avec des figurants à bord cette fois, interviendra dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 octobre. La rame sera toutefois "poussée" par des locomotives pour éviter à la motorisation répartie d'être activée par mesure de sécurité.
"Le test que nous allons effectuer a reçu l'accord de la CIG (la commission intergouvernementale franco-britannique chargée de la sécurité dans le tunnel). Nous fournirons les résultats de ces tests à la CIG qui prendra ensuite ses responsabilités, je rappelle qu'en mars 2010, la CIG s'était déclarée ouverte à la motorisation répartie", a-t-il dit.
"Nous avons la concession des tunnels jusqu'en 2086 et on ne pourra pas continuer l'exploitation avec des règles de sécurité établies en 1986. Je suis neutre vis-à-vis des matériels et des opérateurs mais il doit y avoir des évolutions", a-t-il ajouté.
Le dirigeant a refusé de commenter spécifiquement la décision d'Eurostar mais s'est dit convaincu que le matériel Siemens remplirait les critères de sécurité de la CIG.
Eurotunnel, qui perçoit des redevances perçues pour le passage des trains entre la France et la Grande Bretagne, étudie les demandes de plusieurs compagnies ferroviaires désireuses d'emprunter le tunnel dans le cadre de libéralisation du transport ferroviaire de passagers en Europe.
La Deutsche Bahn veut notamment utiliser le tunnel à partir de 2012 à l'occasion des Jeux Olympiques de Londres.

 





28/09/10  |  17:32

LGV Sud-Ouest: tracé validé, financement en passe d'être bouclé

Le couloir dans lequel va s'inscrire le tracé de la LGV qui doit relier Bordeaux à l'Espagne et Toulouse a été définitivement arrêté et le financement des travaux par les collectivités est proche d'être bouclé, a annoncé mardi à Bordeaux le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.

"On a arrêté le tracé, le fuseau (d'un km de large qui doit accueillir le tracé de la ligne) sur Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse, c'était une attente forte, on avance enfin", a déclaré M. Borloo lors d'un point presse aux côtés des présidents PS des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, Alain Rousset et Martin Malvy, avec qui il avait eu un peu plus tôt une réunion de travail.

Cette ligne va descendre "vers l'Espagne d'un côté, et de l'autre, Toulouse et la Méditerranée. Il faut bien comprendre que c'est la France, l'Italie et l'Espagne, c'est un enjeu considérable", a insisté M. Borloo.

Ce tracé, qui comporte 410 km de lignes nouvelles et suscite depuis des mois l'inquiétude des populations, est globalement conforme à celui soumis en mai pour validation au Premier ministre par le Comité de pilotage (Copil), "à un ajustement près", au niveau de Préchac (Gironde), où le tracé final s'éloignera du centre-ville, a souligné le préfet d'Aquitaine, Dominique Schmitt.

Deux propriétés viticoles seront touchées en Gironde "mais nous ferons en sorte qu'aucune des parcelles qui puissent se trouver sur le tracé ne soient inaccessibles", a-t-il dit.

L'hypothèse de nouvelles gares à Bayonne et Agen est également à l'étude, de même qu'une variante du tracé à Saint-Jory (Haute-Garonne).

La voie existante sera utilisée entre Bayonne et Hendaye (40 km) "tant qu'elle n'est pas à saturation" et si une nouvelle ligne doit être édifiée, "elle sera enterrée en respectant les paysages", a indiqué M. Borloo.

Quant au financement de la totalité des tronçons Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye, estimé en juin 2009 à 16 milliards d'euros (chiffres ministère de l'Ecologie), "je crois qu'à deux ajustements près, on s'est mis d'accord sur le processus" avec les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, s'est félicité le ministre d'Etat; il espère pouvoir signer "d'ici Noël" la convention définitive avec le concessionnaire Vinci.

La région Midi-Pyrénées doit notamment verser 350 millions d'euros pour Tours-Bordeaux. "Les Midi-Pyrénéens veulent avoir le maximum de garanties pour que, lorsque Tours-Bordeaux sera achevé (en 2016), les travaux démarrent bien entre Bordeaux et Toulouse", a commenté M. Malvy.

"Il reste à régler deux, trois petits points. Mais je pense qu'on l'on y arrivera rapidement", a-t-il ajouté.

Le projet de Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV-SEA) est constitué d'un tronçon central (Tours-Bordeaux, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris fin 2016), assorti à l'horizon 2020 des branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne (appelées Grands projets du Sud-Ouest (GPSO), mise en service 2020) et Poitiers-Limoges (2017).

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28/09/10  |  17:06

Borloo espère signer avant Noël pour la LGV Tours-Bordeaux

 

La convention définitive avec Vinci pour la construction de la Ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux pourrait être signée d'ici à Noël, a déclaré mardi le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, lors d'une visite à Bordeaux.
L'engagement financier de certaines collectivités locales pour cette ligne de près de 300 km et d'un coût de 7,2 milliards d'euros était lié à un accord global incluant le projet de prolongement vers le sud, entre Bordeaux et l'Espagne et Bordeaux et Toulouse.
Le fuseau du tracé a été présenté mardi à Bordeaux. Les travaux pourraient débuter en 2011 pour une livraison en 2016.
"On a arrêté le fuseau sur la partie sud, c'est-à-dire Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse. Sur le mécanisme de financement, à deux ajustements près, on s'est mis d'accord sur le processus et j'espère qu'on va pouvoir signer la convention définitive avant Noël", a déclaré Jean-Louis Borloo à l'issue d'une réunion à l'hôtel préfectoral du Comité de pilotage du grand projet du Sud-Ouest.
Le président de la Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, auquel Jean-Louis Borloo rendra visite prochainement pour peaufiner l'accord, a obtenu pour pouvoir financer le tronçon Tours-Bordeaux la garantie que les travaux vers Toulouse seraient engagés dans la continuité.
La Région Aquitaine a décidé de voter sa part de financement le 26 octobre. "Toutes les réponses n'ont pas été données mais la décision est prise", a déclaré son président, le socialiste Alain Rousset.
"C'est un projet d'intérêt général", a-t-il ajouté. "Le Sud-Ouest est la dernière grande région européenne à rester à l'écart des lignes à grande vitesse. Ça va prendre du temps, peut-être une dizaine d'années, mais en tout cas je suis à la fois rassuré et confiant".

 

 


28/09/10  |  15:26  |  Les Echos

Suppression des TGV entre la Normandie et l'Est de la France via Roissy

Faute d'une fréquentation suffisante, les TGV directs qui reliaient, depuis l'été 2009, Cherbourg à Dijon et Le Havre à Strasbourg via l'aéroport de Roissy seront supprimés en décembre.

Et le service cessa, faute de voyageurs… Les TGV directs qui reliaient, depuis juillet 2009, Cherbourg à Dijon et Le Havre à Strasbourg en passant par l'aéroport de Roissy seront supprimés au prochain service le 11 décembre, faute de passagers, a indiqué mardi la SNCF.

«La décision a été prise de façon collégiale d'arrêter l'expérience», car le taux de remplissage était beaucoup trop faible et  ; partant, le déficit trop important, a expliqué une porte-parole à l'AFP. «On s'était fixé un seuil d'environ 100 personnes par train, soit un taux de remplissage déjà faible d'environ 30%. Et on a actuellement 55 personnes sur Cherbourg-Dijon et 70 personnes sur Le Havre-Strasbourg», a-t-elle ajouté.

Une décision confirmée par voie de presse par Laurent Beauvais, le président socialiste de la Basse-Normandie : «Mieux vaut arrêter cette expérience non concluante avant que les coûts (...) ne dérapent totalement». Ces TGV en phase d'expérimentation _ élus et SNCF avaient prévu dès l'origine un rendez-vous au bout d'un an pour un premier bilan _ ont été fortement subventionnés par les deux régions normandes, la Bourgogne et les agglomérations de Caen, Cherbourg, Dijon, Evreux, Le Havre et Rouen. «Ce faux TGV renforce (la) volonté d'un vrai TGV normand, et de concentrer tous nos efforts sur ce sujet», ajoute M.Beauvais qui milite pour un véritable TGV Caen-Parisen 1h15 .Une ligne à grande vitesse est d'ailleurs à l'étude.

Lancés le 5 juillet 2009, ces TGV devaient faire l'objet d'une mise à l'essai pendant trois ans. Le service avait été mis en place pour permettre un accès direct à l'aéroport Charles-de-Gaulle (Roissy) et à sa gare TGV depuis Cherbourg, Caen, Evreux, Le Havre, Mantes-la-Jolie, Montbard, Rouen, Dijon ou Reims. Les rames TGV contournaient Paris par le nord. Mais au prix d'une grande perte de temps; la structure des voies n'étant pas adaptée à de telles relations. En effet, entre la Normandie et Roissy, les TGV circulent sur des lignes ferroviaires classiques et non sur des voies adaptées à la grande vitesse.

Coïncidence  ?  L'arrêt de cette expérimentation survient le jour où le ministre du Budget, François Baroin, annonçait le gel sur trois ans de l'enveloppe des dotations de l'Etat aux collectivités locales. De quoi inquiéter un peu plus encore les bailleurs de fonds des trains TER que sont les Régions. D'autant que ce gel des dotations de l'Etat fait suite à une autre mauvaise nouvelle pour les élus régionaux  : la suppression de la taxe professionnelle.

LES ECHOS (SOURCE AFP)



 

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