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POUR UN VERITABLE RESEAU EXPRESS REGIONAL EN P.A.C.A.

    L’amélioration du réseau ferroviaire entre Marseille, l’aéroport Marseille-Provence, la ville d’Aix en Provence, et ses proches environs est-il en passe de se faire ? Que n’a t-on pas dit, espéré, désiré, imaginé, écrit sur ce passionnant sujet qui, devient de plus en plus déterminant pour des raisons climatiques, socio-économiques. Déjà, une première phase s’est achevée pour la liaison Marseille-Aix en Provence, où, pour laquelle, seulement douze kilomètres ont été doublé sur ce réseau de trente sept kilomètres. Les infrastructures ont été rénovées, par la pose de nouveaux rails, l’installation d’un système de signalisation et de sécurité moderne. Pour ce même réseau, entre Aix en Provence et Marseille, le nombre de trains inter-citée sera doublé, de quarante huit, il sera de quatre vingt seize. Trois nouvelles gares ou haltes seront mises en service sur la ville de Marseille : Picon- Buisserine, Saint- Joseph, et Saint-Antoine. Des travaux ont été entrepris sur Marseille Saint-Charles, Sainte-Marthe, Septèmes-les-Vallons, Simiane, et Gardanne. Mais qu’en est-il vraiment entre Gardanne et Aix en Provence ; toujours rien de concret. Normalement, la fin des travaux sur cet axe, pour la première phase s’est déroulée le 14 décembre dernier. S’il s’agit là d’une première phase, il va s’en dire qu’une deuxième phase serait envisagée à l’avenir, reste à savoir quand. En attendant, les grands axes de communications sont, il faut le souligner, voir même le déplorer, trop souvent saturés, notamment l’autoroute A51 aux abords des villes d’Aix en Provence et de Marseille. Il faut savoir que dans le cadre des programmes de modernisation, il a été récemment évoqué pour la ligne Aix en Provence- Rognac jusque là utilisée pour les trains de marchandises, et récemment, du fait de la fermeture provisoire de la ligne Aix – Marseille depuis décembre 2006,  desservie par deux navettes de trains voyageurs le matin et le soir Aller et Retour pour les trains allant en direction de Marseille  et de Briançon, la création, après une bonne remise en état de l’infrastructure, d’une liaison Aix en Provence vers l’aéroport Marseille-Provence (MP2). Il semblerait que l’actuelle équipe municipale par le biais de la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aix, la (C.A.P.A.) en aurait fait cas par le passé. Une esquisse d’un véritable Réseau Express Régional serait-il en passe de voir le jour ? D’ailleurs, dans ce cadre là, elle aurait maint fois évoqué, notamment dans les éditions (d’Aix en Dialogue N°27 d’août 2006, et dans (Pays d’Aix Magazine n°13 d’octobre/décembre 2006 et n°15 d’avril/juin 2007), il est à noter de plus, suite à un Rapport rédigé sous la direction de son Rapporteur : Mr Henri DOGLIONE émanant du Conseil Municipal du 25 avril 2005 page 33, chapitre 2.5.2. Le Plan de Déplacement Urbain (P.D.U.) : « Le P.D.U. décline, pour le territoire de la C.P.A., les objectifs en matière de déplacements. Il vise à développer, à l’intérieur des aires urbaines, une offre alternative à l’automobile. Il cherche à rééquilibrer les modes de déplacements en favorisant les transports collectifs ou doux, tout en cherchant à réduire l’usage du véhicule particulier.

 

Sur la commune d’Aix, ce document se concrétise par :

 

1)      – La programmation de pôles d’échanges ferroviaires primaires (Aix centre, Les Milles) et secondaires (la Calade), avec le développement d’échanges inter modaux.

-         Le doublement de la ligne S.N.C.F. Aix – Marseille,

-         La réouverture au trafic voyageur Aix – Les Milles – Rognac,

-         L’amélioration de la desserte des pôles d’emplois,

 

-         La création d’une liaison ferrée Luynes – Les Milles. »

 

                  Dans ce cadre, il serait envisagé la création d’un nouveau barreau ferroviaire entre Luynes et Les Milles, via la Zone d’Activité où un pôle multi modal avec une gare de frets et de passagers serait construite au Plan d’Aillane. C’est indéniable,  la ligne qui part de Marseille et qui dessert Aix en Provence, aura dans l’avenir, un rôle plus important à jouer : celui d’un véritable Réseau Express Régional et Inter-Urbain. Aussi, il est indubitable, que l’axe Marseille – Briançon, le plus long réseau ferroviaire régional, desservant l’Agglomération d’Aix en Provence, doit être considérée comme une « Véritable Epine Dorsale Ferroviaire » en P.A.C.A., sera amené à se développer. D’ailleurs, des travaux de modernisation sont et seront effectués : changement des rails, doublement partiel de la ligne, installation d’un nouvel équipement de sécurité, électrification…

De plus, cette même ligne jouera dans un avenir, il faut le souhaiter, le plus proche possible, un rôle de liaison internationale, dès lors, où elle sera reliée au réseau ferroviaire italien, via le percement du futur tunnel ferroviaire du Col de Montgenèvre, qui, aussi, il faut l’espérer, ne tardera pas à être construit. Ce dit tunnel, serait un tunnel ferroviaire de base dit « profond », d’une longueur de 23,9 km, reliant la voie ferrée côté français à Villar St Pancrace (passage de Briançon par l’Est) au réseau italien à l’ouest d’Oulx, pour un coût estimé à 1,3 Md euros, ce, hors délais de procédures et d’études, pour une durée de sa construction de 5 à 6 ans, voir note de synthèse SESP n° 163 de décembre 2006, rédigée par la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie intitulée « Désenclavement des Alpes du Sud par le tunnel ferroviaire sous le Montgenèvre », voir également la Note de Synthèse éditée par ce même organisme, datant du 28 novembre 2007, Objet : Tunnel ferroviaire sous le Montgenèvre, et pour finir cette Analyse, l’Intervention de Monsieur Gérard PIEL Vice Président, Délégué aux Transports et aux Communications au Conseil Régional Provence – Alpes - Côte d’Azur, lors de la 2ème Rencontre des Percées Alpines relatives au Montgenèvre du Vendredi 23 mai 2008.

 Rapport d’Analyse écrit par Jean Pierre ALMAIDA le Samedi 30 août 2008.

 



    Quelques Infos de la région



    Afin de confirmer la volonté de pérenniser la ligne de Marseille à Briançon, l’Etat, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les Départements des Hautes Alpes, des Alpes de Haute Provence, de Vaucluse et R.F.F., se sont engagés dans le cadre du CPER 2007-2013 à améliorer la qualité et l’offre de service grâce à un investissement de 114 M€ consacré à la section entre Aix en Provence et Briançon.

La répartition de ces crédits est la suivante :

-         74 M€ pour la section Aix - Manosque dont 34 M€ de travaux de régénération de la voie et 40 M€ de travaux d’augmentation de capacité (Etat/Région/R.F.F. : 20 M€ ; autres collectivités : 14 M€) ;

-         40 M€ pour les travaux de régénération de la voie entre Manosque – Briançon (Région : 15 M€ ; Etat/R.F.F. : 10 M€ ; autres collectivités : 5 M€).

 

La régénération de la voie ferrée

L’état de la ligne du Val de Durance se dégrade depuis plusieurs décennies du fait des restrictions apportées à son entretien ce qui s’est traduit ces dernières années par la mise en place de ralentissements. De ce fait, les temps de parcours ont été fortement dégradés, les pertes de temps générées par les ralentissements entraînant des réactions en chaîne du fait de la désorganisation des croisements en ligne.

Les efforts financiers de RFF consentis à la demande de la Région depuis 2004 ont permis de stopper le lent déclin de la ligne mais, les moyens n’étant pas suffisants, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Etat, les Départements des Hautes Alpes, des Alpes de Haute Provence et RFF se sont engagés dans le cadre du CPER 2007-2013 à remettre à niveau durablement l’infrastructure en consacrant 74 M€ au renouvellement de la voie. D’autres collectivités (les 2 départements concernés et la Communauté du Pays d’Aix pour la partie basse) doivent participer au financement de ces opérations.

Pour cela, RFF a mis au point un programme pluriannuel de renouvellement de voie sur la période du Contrat de projets qui s’est traduit d’août à novembre 2008 par des travaux de modernisation sur 19,4 km de ligne entre Veynes et Montrond. Ils se sont déroulés avec 2 mois de fermeture complète de la ligne, le service ayant été maintenu par la mise en place d’un service de substitution par cars. Ces travaux d’un montant de 11,8 M€ ont permis de supprimer 2 ralentissements correspondant à 1 minute et demie.

La manifestation de lancement des travaux du Contrat de projets entre 2008 et 2012, telles qu’elles sont prévues dans le programme pluriannuel de renouvellement de cette voie ferrée a eu lieu en gare de Serres le 10 octobre 2008.

Une première zone de 21 km entre La Bâtie Neuve et L’Argentière avait déjà fait l’objet d’une opération similaire financée par R.F.F. en 2007 avec pour objectif de lever 2 ralentissements.

Les travaux programmés en 2009 porteront sur le traitement de 28 km de voies entre Montrond et Sisteron pour un montant de 16,9 M€.

 

L’augmentation de capacité de la ligne

Compte tenu de l’augmentation de la population dans le Val de Durance et de la volonté politique de la Région de développer l’usage des transports collectifs, notamment ferroviaire, l’augmentation de la capacité de la ligne devient aujourd’hui une nécessité.

La Région a fait réaliser en 2007, dans le cadre des actions d’accompagnement de l’implantation d’ITER à Cadarache une étude qui a permis d’évaluer le potentiel de trafic de la ligne et de proposer des scénarios de desserte correspondant aux besoins identifiés.

Pour poursuivre sans tarder le projet et afin de permettre la réalisation simultanée des travaux de renouvellement de voie déjà programmés jusqu’en 2012 avec ceux liés à l’augmentation de la capacité de la ligne, les études de niveau avant-projet (AVP) d’augmentation de la capacité de la ligne entre Aix et Manosque doivent débuter dans les prochains mois.

L’objectif est d’offrir un aller/retour par heure entre Marseille, Aix en Provence et Manosque, renforcé à la demi-heure en heures de pointe.

Des études conduites par R.F.F. en 2008 ont permis de d’évaluer la consistance et le cout des travaux à réaliser pour atteindre les objectifs fixés par la Région, autorité organisatrice. Elles ont notamment conclu à la nécessité de réaliser un doublement plus important de ligne entre Aix et Manosque que prévu, avec pour conséquence une insuffisance de crédits prévus (40 M€) à cette opération.

 

La rénovation des gares

A ce jour, le programme de rénovation des gares dans les Hautes-Alpes a porté sur 6 sites : Embrun, Laragne, Chorges, Montdauphin-Guillestre, Briançon, l’Argentière-les-Ecrins pour un coût de 4,25 M€ dont 2,4M€ à la charge de la Région.

Les quais ont été rehaussés sur les gares de Montdauphin-Guillestre et l’Argentière-les-Ecrins.

La poursuite du programme concernera l’amélioration de l’accessibilité pour les Personnes à Mobilité Réduite pour les gares de Briançon, Gap, Veynes-Dévoluy, Serres, Laragne, Chorges.

 

Le projet de tunnel sous le Montgenèvre

Le Contrat de projets a inscrit un montant de 20 M€, dont 5 M€ pour l’Etat et 10 M€ pour la part régionale, en vue de réaliser des études de faisabilité technique et économique de ce grand projet, vital pour le désenclavement des Hautes Alpes, et qui se situe clairement, par ailleurs, dans les perspectives ouvertes par le Grenelle de l’Environnement.

Le Secrétaire d’Etat a fait part en septembre 2008 aux élus régionaux de son intérêt pour ce projet, et de son intention de le soutenir dans le cadre de la révision des réseaux transeuropéens de transports (RTE-T).

 

Les crédits pour le lancement des études ont été débloqués

 

News 18 avril 2009 : L'aéroport de Marseille Provence desservi par les TER

Mis en service le 14 décembre 2008 et inaugurée le 23 janvier 2009, la gare de Vitrolles-Aéroport-Marseille-Provence, implantée au km 840,000 de la ligne Paris - Marseille remplace la gare de Vitrolles, établie au km 838,930. Ce nouvel arrêt à moins de 1 km à vol d'oiseau de l'aérogare est relié en 5min à cette dernière par une navette à chaque train. 41 TER le desservent au lieu de sept pour l'ancienne gare. Le meilleur temps Vitrolles-Aéroport - Marseille-Saint-Charles est de 14 min avec un TER sans arrêt. Un parking SNCF de 430 places, géré par Effia Services, complète ce pôle multimodal d'échanges. Signalons qu'un arrêt a existé à 378 m du nouveau jusqu'à l'aube des années 80, dénommé << Marignane >> (km 840,378), situé dans une courbe. Le PN 481 jouxtant l'ancienne gare de Vitrolles devrait être remplacé par un ouvrage d'art dans le futur.

-> Source Rail Passion n°137 Mars 2009

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